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Posted by finkployd in
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Tuesday, September 12. 2006
a very interesting read. an article i would not have come upon had it not been for coincidence.
Si Israël est l’ennemi des Arabes en temps de guerre, il est l’ennemi du Liban en temps de guerre et de paix ; pour deux raisons, la première une pluralité libanaise vivante et viable est la réfutation du sectarisme sioniste, mais la seconde raison est plus insidieuse : Israël a toujours convoité le rôle de pays de services qu’occupait traditionnellement le Liban et qu’il reste apte à reprendre à tout moment une fois ses plaies même à moitié pansées.
Au sein d’un Moyen-Orient aux ressources et richesses énormes, le Liban et Israël n’ont d’autres richesses que leurs potentiels humains, ingénieux et créatifs. Le Liban détruit, le nouveau Moyen-Orient établi, il y aurait une place à prendre. Israël prendrait alors la place du Liban comme banquier, hôtelier, médecin, professeur, éditeur et, par voie de conséquence, maître à penser du Moyen-Orient.
Avec un tel dessein à l’horizon, était-il sage d’enlever les deux militaires israéliens ? Et si nous posions autrement la question : si telle était la haute stratégie établie, est-ce que la guerre aurait éternellement attendu dans un trou jusqu’à ce qu’un casus belli vienne l’en tirer ? Notre prudence pouvait-elle être une arme de dissuasion permanente ? Certainement pas.
Heureusement, si l’on peut décemment parler d’heur sur ce tas de malheurs, que cet incident soit arrivé pendant que notre résistance avait encore la main sur la gâchette et que cette gâchette ait pu remettre les pendules à l’heure de la fierté nationale. Les trente-trois jours et trente-trois nuits accordés à Israël pour vaincre n’ont réussi qu’à vaincre le rêve israélien, le rêve d’un avenir assuré au sein d’un Moyen-Orient ancien, car le nouveau n’aura jamais lieu. Il est mort-né en juillet au Liban-Sud, car nos combattants sont devenus un symbole de renouveau et un exemple pour tous les peuples arabes.
Nous avons payé le prix fort pour toutes ces négations. Mais c’est un avenir que nous achetons. Il arrive que je sois la fille d’un bâtisseur d’avenir et non de ponts et chaussées ; Riad el-Solh, mon père et père de la patrie, a aussi tracé l’avenir du Liban en disant : « Les matins de la liberté ne sont pas toujours riants. Ils peuvent se lever sur la place des Fêtes, mais également sur un champ de ruines. Le bonheur et le malheur n’ont pas de saison, c’est une alternance fatidique inscrite dans la vie des hommes et des nations. L’essentiel est que nous restions des hommes libres et une nation unie. » --Alia el Solh . L'Orient Le Jour
-finkployd-
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